Dans le prolongement de la modernisation et de l’extension du musée Fabre, l’Hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran accueillera, à partir du 6 février 2010, le nouveau département des Arts décoratifs du musée. 3 ans tout juste après la réouverture du musée Fabre entièrement rénové et agrandi, l'Agglo rend toute sa splendeur à cet hôtel particulier, endommagé par un dégât des eaux lié aux intempéries de 2003.
Salon rouge - Hôtel Sabatier d'Espeyran
Fort d'un espace rénové, cette demeure historique propose de découvrir les cadres
de vie des sociétés bourgeoises et aristocratiques des XVIIIe et XIXe siècles. Ayant conservé intégralement les éléments qui composaient ces appartements, l'hôtel Sabatier d'Espeyran propose un ensemble unique dans le paysage des musées d'Arts décoratifs français. Dans les décors fidèlement reconstitués de ses salons, cet hôtel particulier dévoile sa remarquable collection de mobilier, ainsi qu'un fonds exceptionnel de céramiques et de pièces d'orfèvrerie.
Un hôtel particulier reflet des modes de vie de la société montpelléraine au XVIIIe et XIXe sièclesL'hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran, département des arts décoratifs du musée Fabre de Montpellier Agglomération, est un formidable support d'étude. Au-delà d'une simple réunion de meubles et d'objets exceptionnels, ce sont les us et coutumes du passé que présentent les salles du musée. Les « period rooms » du 1er étage, ressuscitant les appartements dans leur moindre détail grâce au vaste chantier de restitution et de restauration des collections, crée un rapport privilégié aux oeuvres et à une époque, redonnant toute l'authenticité au lieu. Le visiteur pénètre dans le cadre de vie d'une grande famille ; il peut imaginer les rites et les usages du XIXe siècle. La conservation des circulations des maîtres de maison et des domestiques amène le visiteur à emprunter les étroits couloirs de service pour déboucher dans les salons d'apparat à la splendeur accrue. En outre, l'hôtel particulier s'inscrit dans la géographie familiale et historique des Sabatier d'Espeyran, de l'hôtel de Lunas à Montpellier et le château d'Espeyran à Saint-Gilles du Gard. Ces différentes demeures reflètent les modes de vie des familles aristocratiques et bourgeoises des XVIIIe et XIXe siècles, se partageant souvent entre une résidence de ville et une seconde demeure à la campagne.
Un parcours muséographique, florilège de la production des XVIIIe et XIXe sièclesLa muséographie choisie conservera l'atmosphère intimiste du lieu, conduisant le visiteur de salle en salle :
- au rez-de-chaussée, seront présentées les collections de céramiques et d'orfèvrerie avec, en particulier, les objets de la collection Thuile acquis en 2007. Les collections seront ici dévoilées dans un espace plus neutre et contemporain. Au gré des différentes vitrines, le visiteur pourra découvrir l'évolution de l'art de la faïence et de la porcelaine, des majoliques italiennes du XVIe siècle jusqu'aux productions de la manufacture de Sèvres au XIXe siècle.
- au 1er étage seront reconstitués les appartements originaux du comte Charles Despous de Paul, datant de la seconde moitié du XIXe siècle. Ce premier étage, accessible par le grand escalier d'honneur, se compose notamment des deux salons, un rouge et l'autre vert, formant le coeur de l'hôtel.
- le 2e étage sera dévolu aux Arts décoratifs du XVIIIe siècle. Grâce à une remarquable collection de mobiliers, les salles reconstitueront des ensembles cohérents stylistiquement et chronologiquement.
Un chantier de rénovation des collections exemplaireL'hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran a fermé ses portes au public en 2003, suite à un important dégât des eaux dont furent victimes les collections. Un chantier de
rénovation des collections exemplaire a été entrepris par Montpellier Agglomération depuis l'été 2004 portant sur l'ensemble du fonds. Après traitement par anoxie de
plus de 2000 objets pour éradiquer tout développement de parasites, la restauration des 832 oeuvres du parcours a débuté en janvier 2009. Sous le contrôle du conservateur, meubles et objets d'art ont ainsi retrouvé leur éclat originel.
Une opération spectaculaire de restitution des décors des Salons vert et rouge du 1er étage a permis de reproduire à l'identique, avec les techniques traditionnelles de tissage, les modèles de textiles pour les réinstaller à leur emplacement originel.