Avec plus de 900 000 visiteurs depuis sa réouverture en février 2007, le musée Fabre de Montpellier Agglomération conforte sa place de choix au sein des grands musées européens. Cette année encore, il se distingue par de prestigieuses expositions et l'ouverture de l'Hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran, nouveau département des Arts décoratifs du musée Fabre.
Salon rouge - Hôtel Sabatier d'Espeyran
Ouverture de l'Hôtel de Cabrières Sabatier d'Espeyran, nouveau département des Arts décoratifs du musée FabreTemps fort de l'année 2010, l'Hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran, nouveau département des Arts décoratifs du musée Fabre, ouvrira ses portes le 6 février 2010. Trois ans tout juste après l'inauguration du musée Fabre et dans le prolongement de sa modernisation, Montpellier Agglomération rend, en ce début d'année 2010, toute sa splendeur à cet hôtel particulier. Cette demeure historique propose de découvrir les cadres de vie des sociétés bourgeoises et aristocratiques des XVIIIe et XIXe siècles. Dans les décors fidèlement reconstitués de ses salons, cet hôtel particulier dévoile sa remarquable collection de mobilier, ainsi qu'un fonds exceptionnel de céramiques et de pièces d'orfèvrerie.
Inauguration, le samedi le 6 février à 10h30Exposition des travaux préparatoires de Pierre Soulages pour la cathédrale de Conques :En résonance avec la donation Pierre et Colette Soulages, le musée Fabre consacre une exposition inédite à ces Recherches pour la cathédrale de Conques, du 13 février au 2 mai 2010. De 1986 à 1994, Pierre Soulages a travaillé à une réalisation exceptionnelle, les 104 vitraux de l'abbatiale de Conques. A rebours de tout ce qui avait été conçu jusque là, il a mis au point un nouveau matériau, un verre unique, adapté à ses recherches sur la lumière. Cette démarche, faite d'intuitions, de tâtonnements, d'expériences, est similaire à celle du chercheur en sciences dures ; elle est fidèle également à sa démarche de peintre. Unanimement célébrés, les vitraux de Conques constituent selon le critique Yves-Alain Bois « la seule vraie réussite dans cet art au cours du XXe siècle. ».
A cette occasion sera dévoilée pour la première fois une partie de la donation que l'artiste destine au musée en cours de création à Rodez, sa ville natale.Vernissage en présence de Pierre Soulages, le samedi 13 février à 11hExposition Jean-Antoine Houdon, La sculpture sensibleDu 17 mars au 27 juin 2010Suite à l'exposition Jean Raoux qui s'achèvera le 14 mars prochain, le musée Fabre rendra hommage au « sculpteur des Lumières » Jean-Antoine Houdon
(1741-1828), l'un des plus grands artistes européens du XVIIIe siècle. En partenariat avec le Liebieghaus de Francfort qui l'a présentée auparavant, cette exposition s'articule autour des deux chefs-d'oeuvre du musée Fabre, L'Hiver dit La Frileuse et l'Eté. Elle s'attache à montrer la modernité de Houdon dans le traitement d'un sujet allégorique lié à l'érotisme et à la mort ainsi que dans la recherche d'une forme expressive des sentiments et de la vérité du matériau : ou comment l'art du XVIIIe siècle cherche à solliciter tous les sens du spectateur. Une quarantaine d'oeuvres prêtées accompagnent ces deux marbres : des peintures de Greuze (Louvre, Edimbourg), la version en bronze de la Frileuse (New York), des portraits sculptés par Houdon et ses contemporains (Pajou, Pigalle, Lemoyne) de personnalités célèbres (Mme Adélaïde, fille de Louis XV, La Peyronie, Condorcet, Napoléon 1er, Gluck...).
Vernissage, le mardi 16 mars à 18hLA GRANDE EXPOSITION D'ETE :Alexandre Cabanel (1823-1889), La tradition du Beau,du 26 juin au 31 octobre 2010Le musée Fabre poursuit, dans ses grandes expositions estivales, l'exploration de la fin du XIXe siècle, période cruciale traversée de tensions accompagnant la naissance de l'art moderne. Première rétrospective jamais consacrée à Alexandre Cabanel, l'un des peintres le plus adulés de son temps, cette exposition réunit tableaux, dessins, estampes, photographies et sculptures, pour restituer un XIXe siècle foisonnant, voué au culte du précieux et du beau. La figure d'Alexandre Cabanel, emblématique de la tradition classique, revient dans la lumière, avec près de 200 oeuvres en provenance des plus prestigieux musées nationaux et internationaux, réunies dans un écrin scénographique.