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Assainissement
Montpellier Agglomération souhaite valoriser le biogaz généré par la station d’épuration Maera en installant une unité de cogénération. Ce projet, s’il est autorisé par le Préfet de l’Hérault au terme de la procédure administrative, devrait être réalisé courant 2010. La station d’épuration Maera pourrait alors produire de l’électricité dès 2011.
Dans le cadre de sa politique en faveur du développement durable et des énergies renouvelables et pour faire suite au Grenelle de l'Environnement, la Communauté d'Agglomération de Montpellier a souhaité engager sur la station d'épuration Maera (qui a reçu en 2008 la certification environnementale ISO 14001), une démarche globale d'économie d'énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre, comme elle l'a engagé sur l'ensemble des établissements dont elle est Maître d'Ouvrage.
Du biogaz...
La station d'épuration Maera est équipée d'une digestion de boues qui produit du biogaz. Actuellement, ce biogaz est collecté et brûlé dans des chaudières pour les besoins de réchauffage des boues à digérer, l'excédent de biogaz (pouvant représenter, selon les périodes, jusqu'à 70 % de la production) étant brûlé en torchère.
Le biogaz produit contient en majorité du méthane (CH4), gaz à fort contenu énergétique (comme le gaz naturel), le reste étant constitué principalement de gaz carbonique (CO2). Sa valorisation par un groupe de cogénération permettra, d'une part, de récupérer la chaleur nécessaire au chauffage des digesteurs et, d'autre part, de produire de l'électricité, revendue à EDF comme énergie « verte ».
... à l'électricité
Cette production d'électricité représentera environ 40 % des besoins énergétiques de la station d'épuration Maera. La récupération des calories produites par ce même groupe se substituera à celle produite actuellement par les chaudières pour le réchauffage des boues.
Les études relatives au potentiel de production de biogaz de la station ont démontré que, compte tenu de la capacité de traitement de tous les ouvrages, l'admission dans les digesteurs d'une quantité de déchets gras d'environ 6 000 tonnes par an serait possible, sans répercussion sur la qualité des effluents et des boues sortant des installations.
La Communauté d'Agglomération de Montpellier envisage donc d'engager, parallèlement à la cogénération, une démarche de valorisation énergétique des déchets gras produits sur son territoire. Elle améliorera ainsi la qualité du service en offrant aux producteurs un débouché et en mettant en place une police de réseau destinée à limiter les dépôts sauvages dans le milieu naturel ou dans les réseaux eux-mêmes. Les déchets gras, issus principalement de la restauration, seront ainsi valorisés dans les digesteurs et permettront d'optimiser la production de biogaz et sa valorisation dans la cogénération.
L'enquête publique
Le dossier d'enquête, comprenant la demande d'autorisation d'exploiter ces installations, au titre des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement, l'étude d'impact réglementaire ainsi que le registre d'enquête, est mis à la disposition du public du 14 septembre au 16 octobre aux heures d'ouverture de la mairie de LATTES, service de l'urbanisme.
Le Commissaire enquêteur, Monsieur Richard CONNES, architecte DPLG, désigné par le Tribunal Administratif de Montpellier, recevra les observations du public à la mairie de LATTES, service de l'urbanisme, les lundi 14, 21, 28 septembre et 5 octobre de 9 h à 12 h et le vendredi 16 octobre de 14 h à 17 h.
Les communes comprises dans le périmètre de l'enquête publique sont LATTES, MAUGUIO, MONTPELLIER et PEROLS.
Toute personne pourra prendre connaissance à la Préfecture et à la mairie de LATTES, commune d'implantation du projet, du rapport et des conclusions motivées du commissaire enquêteur et du mémoire en réponse du demandeur.
du 14 septembre 2009 au 16 octobre 2009