Considéré comme une des toutes premières collections publiques françaises par sa richesse, le musée doit son origine au peintre montpelliérain François-Xavier Fabre en 1825.

L'ÂME DU LIEU RETROUVÉE
Depuis sa création, en 1828, le musée Fabre n'a cessé de s'enrichir grâce à des donations ou des legs de collectionneurs avisés : Fabre, Valedau, Bruyas, Bonnet-Mel, Canonge, Cabanel, Bazille, ou encore Pierre Soulages, très récemment. Pour un musée, cette manière singulière de se constituer est à l'origine de son identité si particulière dans le paysage muséal français. Ses collections s'articulent en grands ensembles mettant l'accent sur certaines périodes de l'histoire de l'art, évacuant toute tentative encyclopédique. Même si ce sont les vies, les rencontres et les coups de coeur artistiques de ces illustres donateurs qui se dégagent des collections, c'est bien l'histoire de la création européenne, de la Renaissance à nos jours, que raconte le musée Fabre.
DES OEUVRES REDÉCOUVERTES
Plus de 900 oeuvres, peintures et sculptures, ont été restaurées ou bichonnées. Des interventions spectaculaires ont mobilisé des équipes de restaurateurs, comme ce fut le cas avec les oeuvres de Coppola, Vien, Restout ou Coypel. En parallèle, de nombreux cadres anciens ont bénéficié d'une campagne de restauration d'une ampleur unique.
Si l'on considère les acquisitions et les dépôts accordés par les musées nationaux, on peut affirmer que le musée Fabre rénové représente, même pour ses plus fidèles connaisseurs, une redécouverte fondamentale des collections.
DES COLLECTIONS REPENSÉES
En parfait accord avec l'esprit des collections, l'articulation du musée s'attache à renforcer la cohérence des grands ensembles qui en font l'attrait et le charme : collections nordiques avec Rubens, Dou et Teniers, Grand Siècle illustré par Bourdon, Blanchard ou Coypel, Néoclassicisme qui renvoie à Vien, Houdon, Suvée, David et nécessairement à Fabre, Romantisme grâce à Delacroix et Géricault, Réalisme avec Courbet, Académisme avec Ingres et Cabanel, prémices de l'Impressionnisme au travers de Bazille, explosion de la couleur avec Van Dongen, Chabaud, et Delaunay, ou encore sculptures de Germaine Richier. En fin de parcours, la nouvelle aile révèle l'exceptionnelle donation et le prêt consentis par Pierre Soulages (dont 12 grands formats), ainsi que des oeuvres d'acteurs majeurs de l'art français contemporain tels Hantaï, Viallat, Bioulès et Dezeuze, membres du mouvement Support/Surface.
Grâce à deux cabinets d'arts graphiques qui ponctuent la visite du musée, le fonds, parmi les plus importants de France, est dévoilé au rythme des saisons par des expositions thématiques. De la Renaissance italienne jusqu'au XXe siècle, il révèle une autre facette de l'art de Raphaël, Poussin, Boucher, Fragonard, Greuze, David, Delacroix, Matisse...
UN PROGRAMME D'EXPOSITIONS AMBITIEUX
Désireux de développer des projets avec les plus prestigieux musées à travers le monde, le musée Fabre s'est doté d'un plateau d'exposition temporaire de 1 000 m2.
Du 4 février au 6 mai 2007, un regard neuf est jeté sur la peinture d'après-guerre et l'émergence d'une nouvelle abstraction en dialogue avec l'art nord-américain, à travers un hommage au galeriste Jean Fournier intitulé « La couleur toujours recommencée ». Une deuxième exposition, du 9 juin au 9 septembre 2007, met en évidence le rôle des collectionneurs américains dans la diffusion de l'impressionnisme. Elle réunit des oeuvres de Monet, Pissarro, Renoir, Degas, ou encore Caillebotte, rarement présentées en Europe et regroupées sous le titre
« L'impressionnisme de France et d'Amérique ». Enfin, du 6 octobre 2007 au 20 janvier 2008, une rétrospective de l'oeuvre de François-Xavier Fabre permet de redécouvrir le parcours de l'artiste, paradoxalement éclipsé par Fabre le collectionneur et fondateur du musée.
En 2008, des partenariats prestigieux avec le musée d'Orsay, le Centre Georges-Pompidou, le Metropolitan Museum of Art de New-York ont permis d'organiser l'exposition La vidéo : un art, une histoire 1965-2007 et la rétropsective Courbet.
UN VISITEUR ACTEUR
Le projet qui a conduit à la rénovation du musée s'est attaché à une idée forte : accompagner le visiteur dans sa découverte des collections et lui donner des outils pour qu'il puisse lui-même poursuivre la réflexion suscitée par une oeuvre, un artiste ou un mouvement artistique.
Des visites guidées enrichissent la découverte des collections. Elles peuvent se prolonger par les ateliers de pratiques artistiques dédiés aux arts plastiques ou numériques. Accessibles à tous, ces ateliers sont conçus comme une application pratique destinée à former le regard et à stimuler les capacités créatives, tout en permettant de comprendre les matériaux, pratiquer les techniques ou expérimenter des styles.
Plusieurs espaces du musée mêlent les idées de détente, de découverte et de convivialité : le centre de documentation, l'auditorium, la librairie-boutique et le restaurant.
CENTRE DE DOCUMENTATION JEAN CLAPARÈDE

A l'entrée du Musée,
le Centre de documentation Jean Claparède, avec ses dix places de travail, deux postes informatiques, un espace de lecture de 4 fauteuils et deux banquettes. Il reçoit sur rendez-vous les enseignants, les chercheurs et les étudiants le mardi, jeudi et vendredi de 14h à 17h et accueille le public : le mercredi de 14h à 18h.
Six mille ouvrages, des revues, des thèses, des plaquettes d'exposition, des catalogues de vente, l'accès électronique au BHA (Bibliographie d'Histoire de l'Art), et six mille dossiers d'œuvres et d'artistes numérisés constituent les fonds documentaires spécifiques consultables sur demande à partir de ce Centre.
Tél. : 04.67.14.83.17
Email :
museefabre.documentation@montpellier-agglo.com